Quelles sont les voitures de collection préférées des footballeurs ?

Les footballeurs ont une prédilection pour les voitures qui vont vite, coutent cher et ne passent pas inaperçues. Mais sont-ils des amateurs éclairés dans le domaine automobile ? Certains d’entre eux ont montré par le passé un goût sur en la matière, faisant des acquisitions remarquées. Voici un tour d’horizon des voitures de collection qui distinguent les footballeurs véritablement passionnés de belles autos, des autres.

La Ferrari 335 S Spider Scaglietti (1957) de Lionel Messi

Lionel Messi a acquis aux enchères en 2016 une Ferrari 335 S Spider Scaglietti de 1957, qunitescence de la voiture de sport des années 50. La légende prétend que l’Argentin aurait acquis le bolide aux dépends de Cristiano Ronaldo, pour la modique somme de 32 millions d’euros. Dotée d’un V12 exceptionnel de 390CV (Tipo 140 de 3.8 litres quatre arbres), cette Ferrari a un palmares remarquable, qui explique une partie de son prix. Elle est engagée le 23 mars 1957 aux 12 Heures de Sebring, entre les mains de Peter Collins et Maurice Trintignant, puis à la Mille Miglia où elle termine seconde. Elle est alors engagée à la plus prestigieuse course d’endurance : les 24 Heures du Mans. Cette Ferrari 335 S Spider Scaglietti de 1957 est donc le choix d’un investisseur avisé.

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La Rolls-Royce Corniche d'Eric Cantona (par JoneOne)

Cantona passionné de voitures anciennes ? C’est bien une Rolls-Royce Corniche de 1984 que l’ancien mancunien a proposé aux enchères lors d’une vente Artcurial (2013) pour le compte de la fondation Abbé Pierre. Il l’aura préalablement faite customiser (en direct sur un plateau de télévision) par l’artiste de rue JonOne. Le résultat peut sembler discutable aux yeux d’un collectionneur automobile. La Rolls corniche en version cabriolet est en effet une oeuvre d’art en elle-même, particulièrement rare et élégante. Elle aurait peut-être mérité une mise en valeur plus travaillée ?

La Shelby GT500 de Djibril Cissé (1967)

C’est une perle rare que détient l’ancien attaquant de Liverpool, une authentique Shelby GT 500 de 1967. Ce modèle a été imaginé par l’ancien pilote Carroll Shelby sur la base d’une Ford Mustang. Il se vend si rarement que sa cote dépasse l’entendement (200-250 000USD aux Etats Unis). La Shelby GT500 est équipée d’un moteur V8 «Ford Cobra» FE Series 428 cu in (7,0 L) avec deux carburateurs à quatre corps Holley délivrant quelques 355CV. 2 048 Shelby GT500 ont été produites en 1967, dont un nombre limité subsiste. Pour les vrais amateurs de muscle cars.

La Ferrari 275GTB de John Terry

L’ancien capitaine de Chelsea (les Blues) ne pouvait acquérir qu’une Ferrari bleue. Et comme il affectionne les Ferraris anciennes, c’est une Ferrari 275GTB qu’il a acquise en 2015. Produite entre 1964 et 1968, la Ferrari 275 GTB dispose sous le capot d’une motorisation V12 3.3 litres développant entre 280 et 300 chevaux. Certaines versions sont en aluminium et leur carrosserie est de longueur variable. Evaluées entre 2 et 4 millions d’euros selon les modèles, les Ferrari 275GTB sont réservées à un petit nombre. On oublierait presque que John Terry a une collection de Ferraris qui comprend d’autres modèles spectaculaires, Enzo, Testa Rossa…un vrai passionné !

La Corvette Stingray d'Antoine Griezmann (1969)

On ne connait pas bien l’historique de la corvette de Griezmann, mis à part qu’il a présenté la voiture à la presse en 2017. Sa peinture chromée n’est pas exactement d’origine. On imagine que l’attaquant français de Barcelone aura pris la version big block, qui en 1969 développait quelques 435CV. C’était une période dorée pour Chevrolet, en pleine guerre des muscle cars qui l’opposait à Ford, Plymouth et Dodge. La puissance des Chevrolet Corvette diminuera à partir de 1971 sous l’effet de nouvelles normes anti-pollution aux Etats Unis. Par ailleurs c’était un modèle relativement populaire et encore accessible aujourd’hui. Donc un très bon choix pour Grizou.

La Seat 600 de Sergio Ramos

Dans un registre plus insolite, voici Sergio Ramos (Real Madrid) au volant de sa Seat 600. Il s’agirait d’un cadeau de famille, personnalisé avec ses initiales et son numéro de maillot, « SR4 ». Il semble un peu mal à l’aise le libéro face à une si modeste voiture. Et pourtant, la Seat 600 est un véritable collector, symbole du redressement de l’industrie espagnole après guerre («le miracle espagnol»). Fabriquée en Espagne de mai 1957 à août 1973 sous licence Fiat, elle est devenue une icône de l’époque. Près de 800 000 ont été produites, dépassant le nombre de Fiat 600 produites. Un choix patriote pour Sergio Ramos, que cette seat 600 !

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