La Dodge venue de l’enfer

Une carrosserie en carbone, un V8 de plus de 1000 chevaux, cette Dodge Charger, année modèle 1970, est l’incarnation extrême du Restomod. Son petit nom ? « Hellraiser » – en anglais, fauteur de troubles. Ce que la firme anéricaine Speedkore a créé ici dépasse l’entendement, c’est une muscle car sortie de l’enfer.

Restomod tout en carbone

La compétence principale del’entreprise du Wisconsin concerne sa maitrise du carbone. La Dodge Charger Hellraiser a donc un corps entièrement re-fabriqué à partir de ce matériau noble, léger et durable. Elle bénéficie d’un chassis renforcé et n’a pas de couleur spécifique, juste une couche transparente Glasurit de BASF. Toutes les pièces chromées de la voiture d’origine ont été retirées ou colorées en noir.

Devant on retrouve le légendaire HELLEPHANT V8, de l’ancien groupe FCA devenu Stellantis. C’est bien sûr la dernière version du monstre qui a été pris en compte. Avec sa cylindrée de sept litres et sa suralimentation, il délivre 1014 PS et 1288 Newton mètres départ usine grâce à un compresseur de 3 litres. Un échappement personnalisé fabriqué en interne par SpeedKore a été ajouté. Voilà, tout est dit, n’en parlons plus.

Une boîte automatique à huit rapports de ZF permet de maîtriser ce moteur hors norme. Des éléments bien connus sont également utilisés pour le système de freinage, à savoir les étriers à six pistons (avant) et à quatre pistons (à l’arrière) ainsi que les disques correspondants de Brembo. Des jantes de 9×19 pouces à l’avant et 12×20 pouces à l’arrière, sont fournies par le spécialiste HRE. Michelin complète l’ensemble avec un quatuor de pneus Pilot Sport 4S, équipés de 245/35 R19 à l’avant et 345/30 R20 à l’arrière. Sont également installés des suspension de Corvette C6 à l’avant et une liaison à quatre bras spécialement conçue à l’arrière.

Un arceau de sécurité pas inutile

La voiture intègre également une cage de sécurité de 14 points.

Son heureux propriétaire, l’acteur Kevin Hart, devrait s’en réjouir. C’est en effet avec un autre bolide de SpeedKore, une Plymouth Barracuda bleue, qu’il fut griévement blessé. Il a depuis guéri de ses blessures, subissant notamment des opérations au dos. Mais il est clair que ce genre d’engins n’est pas à mettre entre toutes les mains et se doit d’intégrer des dispositifs de sécurité avancés propres aux voitures de course. C’est chose faite.

Un intérieur sportif et sobre

L’intérieur de la Dodge Charger Hellraiser est doublé de cuir noir et rouge. Il présente un équilibre entre sport et luxe. Des sièges baquets Recaro GT Sportster sont installés, autour desquels sont accrochées des ceintures à quatre points de Simpson Racing. Le compteur de vitesse et le compte-tours proviennent de Classic Instruments, la climatisation est de conception moderne. Il en va de même pour le système audio, qui se compose principalement de composants focaux et d’un caisson de basses kicker.

Conclusion: le restomod extreme est-il dangereux?

SpeedKore a atteint un équilibre remarquable entre artisanat et ingénierie avec sa hellraiser. Ses voitures sont des retomod tout à fait extrêmes. Pas sur d’ailleurs que de telles engins puissent rouler ailleurs qu’aux Etats Unis, pays particulièrement souple dans le domaine des règles de sécurité routière. Il convient en ce sens de s’interroger sur les risques propres à de tels engins essentiellement destinés au circuit et aux motor shows. Est-il raisonable de les voir rouler sur nos routes ?

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