Comment la couleur affecte la valeur d’une voiture ancienne

Lorsqu’on achète une voiture neuve, on privilégie souvent les couleurs qui facilitent la revente. Ainsi, plus de trois voitures sur quatre vendues sont blanches, noires, argentées ou grises, selon la société chimique BASF. Pourtant, une couleur rare donne quelque chose en plus, de l’originalité et du goût. Il n’est donc pas étonnant que la couleur d’une voiture ancienne affecte sa cote.

Ainsi, l’équipe d’insider d’Hagerty a examiné quelques 3500 ventes aux enchères d’anciennes et a mis en lumière une corrélation forte entre couleur et valeur. Ils se sont focalisés sur les voitures de la marque Porsche, dont la cote est fiable et le nuancier des couleurs large. Deux critères ont été examinés, la valeur de la vente par rapport à la cote et le délai nécessaire pour vendre les voitures. Une couleur rare laisse à priori augurer d’une vente plus longue.

Source: www.hagerty.com

Un impact bien réel

Un impact significatif Il existe un une prime pour certaines couleurs vives, notamment le jaune et l’orange. Les Porsche de couleur orange et jaune se vendent entre 1500 et 2000 euros plus chères que la moyenne. Cependant, elles sont plus difficiles à vendre aussi, avec un taux de vente de 63% contre 71%. Gris, blanc et noir permettent de vendre à la cote, mais dans un délai plus rapide.

Plus difficile, le vert se vend mal et généralement sous la cote (près de 2000 euros sous la cote). Le noir se vend bien mais sous la cote aussi. On présume que le noir laissant davantage apparaitre les imperfections de la peinture ce qui rend plus difficile la vente à la cote.

Une affaire de nuances et d'expériences

Il faut souligner cependant que l’effet des couleurs sur le prix est subtil. Un jaune léger (« light yellow ») boostera le prix de 30% selon cette étude, alors qu’un jaune sombre (« bahama yellow) aura un effet négatif de quelques 8%. Hagerty fournit une analyse détaillée des résultats.

Notons d’ailleurs que l’étude ne s’intéresse qu’aux Porsche. Or, les marques ont parfois des couleurs « naturelles ». Une MG tend spontanément vers le vert anglais, une Renault Alpine vers le bleu royal et naturellement une Ferrari vers un rouge rosso corsa. Ces couleurs « naturelles » sont à prendre en compte dans la valorisation d’une ancienne.

Les couleurs sont d’autant plus importante que le collectionneur est novice. Ainsi, le directeur adjoint d’Artcurial Motorcars, Pierre Novikoff souligne que « . Quand les clients ne connaissent pas beaucoup les voitures, ils attachent une grande importance à la couleur. Puis, quand ils deviennent des connaisseurs, ils relativisent ». ET ils recherchent la perle rare. Ainsi d’autres objets de collection ont la même appréciation des passionnés. Pour le sac à main, la recherche ultime est le sac Chanel 2.55 noir accastillage argent. Pierre Novikoff souligen ainsi qu’Artcurial a récemment enregistré un record de vente pour une Rolex à fond marron, un modèle inédit

Revenir aux origines

Finalement, on se demande si ce qui n’importe pas le plus est la couleur de la voiture corresponde à celle d’origine. Nombre de collectionneurs veulent ainsi revenir à la couleur d’origine de leur ancienne lorsqu’il la rénove, celle-ci devant être ‘matching numbers, matching Colors’. C’est à cette condition là qu’une couleur rare peut valoriser une voiture ancienne.

Et l’on découvre ainsi que chaque époque a eu ses modes. Les couleurs bleu pastel, blanc et gris souris étaient en vogue dans les années 50/60. Puis apparaissent fin des années 60, début des années 70, des couleurs plus flashy, telles que le marron, l’orange ou le vert. Ainsi, nombre de Ferrari ont été vendues en jaunes à cette époque, alors que le marron deviennent à la mode pour les bolides de Maranello dans les années 80.

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