5 youngtimers qui ont sauvé leur marque de la faillite

L’histoire automobile est jalonnée de l’empreinte des marques disparues. Certains paris industriels ont cependant permis de sauver des entreprises au bord de la faillite. Ou de leur donner une orientation stratégique décisive. Voici cinq youngtimers qui ont ainsi joué un rôle clé dans l’histoire récente de l’automobile.

Peugeot 205 GTI

Au début des années 80, le groupe PSA nouvellement constitué est en difficulté. Son alliance avec Chrysler l’a beaucoup endetté et surtout son offre est vieillissante. Les 104 et 104 coupé n’ont jamais pu rivaliser avec la renault 5. La Volkswagen Golf s’impose depuis plusieurs années comme un modèle de référence sur le segment des petites voitures(B).

Peugeot contre-attaque donc en lançant sa 205 en 1981. Portée par les versions GTI (1.6 puis 1.9) la 205 va pulvériser les records de ventes de PSA, avec 5.3 millions de 205 vendues entre 1981 et 1998, et rester jusqu’à l’avènement de la peugeot 206 son plus gros volume de production.

La 205 a été déclinée en plusieurs types de carrosserie, berlines 3 et 5 portes, cabriolet et fourgonnette. Ses motorisations vont de 45 à…200 ch (205 Turbo 16 série 200). Elle séduit par sa fiabilité et sa modernité. Grace aux versions GTI et à son palmarès en rallye (titres pilote et constructeur au Championnat du monde des rallyes en 1985 et 1986, puis Paris Dakar 1987 et 1988), elle a gagné le coeur des automobilistes. Ainsi, les Peugeot 205 GTI 1.9 sont particulièrement recherchées aujourd’hui.

Porsche 944 turbo

Jusqu’au début des années 70, Porsche était une entreprise mono-modèle. La 356 et son successeur, la 911, avaient été ses modèles de référence. Les deux étaient couteuses à produire et donc vendues à des volumes relativement faibles. Chaque tentative de Porsche de produire une voiture moins chère et plus rentable s’était soldée par un échec. Les 912 et 914 n’étaient pas assez bon marché, et la 924 a subi une concurrence japonaise meilleure et moins chère.

Il faudra attendre la Porsche 944 (1981-91) pour voir Porsche élargir sa clientèle et assurer son avenir. Rapide, belle et maniable, la 944 est une traction de 4 cylindres plus puissante que la 924. Elle va progressivement monter en puissance et se rapprocher, dans sa version turbo de 1988-1991 (250CV), des performances de la 911 carrera. Les collectionneurs ne s’y trompent d’ailleurs pas, les dernières versions de la 944 Turbo (944 turbo S et cup de 1988-91) voyant leur cote converger avec celle de la 911.

Aston Martin DB7

À la fin des années 1980, Aston Martin est passée sous pavillon Ford et se cherche un nouvel avenir. La DB-7 devait incarner le renouveau des bolides favoris de Sir James Bond. Conçue par Ian Callum, elle emprunte des éléments de style issus de la Jaguar XK8 (Jaguar appartenait également à Ford à l’époque) et des éléments bon marché de Ford.

Belle et exclusive, la DB-7 s’est bien vendue – à plus de 7000 exemplaires, un record alors pour Aston Martin. Voiture de Grand Tourisme disponible en coupé ou en cabriolet (appellation Volante), elle offrait des performances remarquables (0 à 100 km/h en 4,9 s). C’était la première Aston Martin résolument moderne.

Audi quattro

L’audi quattro impressionne encore. Championne (1982, 1984) et vice-championne (1983, 85) du monde des rallyes, elle incarne le tournant opéré par audi au début des années 80. Conçue par Ferdinand Piech, alors responsable du développement technique, elle va marquer le changement de positionnement d’audi, du moyen vers le haut de gamme.

L’audi quattro est en effet le premier coupé sportif de grande série à transmission intégrale permanente de la marque. La première génération reçoit un 5-cylindres 2,1 L 10 soupapes, muni d’un turbocompresseur et d’un échangeur d’air qui augmente la puissance à 200 ch. Avec ses ailes élargies et à ses pare-chocs spécifiques, la quattro propose des performances très respectables pour son époque, abattant le 0-100 km/h en 7.7 secondes.

Lancia Delta HF Integrale (1979-93)

Lancia subit dans les années 70 une crise existentielle. Après avoir offert des modèles avant-guardistes et artisanaux dans les années 50-60, elle se voit contraint de se repositionner. L’heure est à l’industrialisation et aux alliances internationales.

Finies aussi les lignes courbes qui ont fait le succès des sportives italiennes d’après guerre, il faut désormais s’inspirer d’un style plus carré et « moderne ». Après les résultats mitigés de la beta, Lancia risquait gros. Dessinée par Giorgetto Giugiaro, la Lancia Delta est dévoilée en 1979. Elle hérite d’un chassis commun à la Fiat Ritmo. Au départ, c’est une « petite » voiture, de 85 ch. En 1983, la Delta HF turbo fait ses débuts, développant 130 ch, grâce à sa suralimentation par un turbocompresseur en série. En 1987, Lancia présente la Delta HF Intégrale, dont la puissance passe à 185 ch à 5 300 tr/min. Au mois de mai 1989 la Delta connaît une nouvelle évolution avec la Delta HF Integrale 16v de 200 ch. En parallèle, Lancia enchaine les victoires en rallye. Le succès ne se fait pas attendre, 483 162 exemplaires étant vendus.

Share:

Plus de blogs

Envoyez nous un message